La Manufacture des Tabacs

Installée boulevard Voltaire après la guerre de 1870, elle est chargée d'alimenter l'Armée et l'Est de la France.







Splendides animations que ces sorties d'ateliers... En 1900, sur les 492 ouvriers, on compte 418 femmes.






La spécialité de la manufacture de Dijon, c'est le Caporal (du scaferlati ordinaire), qu'on appelle aussi le "gris".









L'usine, dont la production est considérable, est desservie par deux trains quotidiens (une voie ferrée passe derrière le bâtiment).


En 1968, la SEITA est transférée rue de Cracovie (à l'emplacement de l'actuel magasin IKEA).

Le boulevard Voltaire : hôpitaux et séminaires

Après avoir longuement sillonné le centre, nouveau parcours en périphérie de la ville...

En 1878-1879, les Jésuites font construire l'imposant collège Saint-Ignace le long des Allées de la Retraite, que la République aura le bon goût de rebaptiser boulevard Voltaire !

Au début de la guerre de 1914, ce collège est transformé en hôpital militaire, comme d'ailleurs toutes les écoles de la ville. L'hôpital temporaire complémentaire n° 77 de la VIIIème Région militaire va fonctionner avec 600 lits.



Fin 1917, le Base Hospital n° 17 des Forces expéditionnaires américaines (AEF) est aussi installé à la même adresse.




Après quelques difficultés, le Diocèse récupère en 1921 cet édifice où s'installent les Grand et Petit Séminaires.



La rue Jean-Jacques Rousseau

La rue Jean-Jacques Rousseau, qui est pourtant bien située et assez animée, n'intéresse pas beaucoup les éditeurs de cartes postales au début du XXe siècle.




La statue de Garibaldi

En 1900, pour rendre hommage à celui qui a défendu Dijon en 1870, la ville érige à Garibaldi une statue de bronze au Coin-des-cinq-rues, entre les rues Jean-Jacques Rousseau et Auguste Comte. En 1942, en vertu de la loi prescrivant "l'enlèvement des statues et monuments en alliages cuivreux" "qui ne présentent pas un intérêt artistique ou historique", elle est envoyée à la fonte.








En 1961, la statue du général italien sera finalement remplacée par un simple petit buste qui, en 1982, se retrouvera accroché à un mur peint en trompe-l'oeil.

Saint-François-de-Sales

Derrière l'extraordinaire porte rococo de l'hôtel Chartraire de Montigny (rue Vannerie) s'installe à partir de 1884 l'école Saint-François-de-Sales (petit, moyen et grand collèges). Elle quittera les lieux en 1970 pour la rue de Talant, et la Direction régionale des Affaires culturelles prendra la place.














Pittoresque série de cartes postales représentant les spectacles, tableaux et parades des élèves.












Deux pièces de Molière montées par les élèves font l'objet d'une série complète. D'abord, le Bourgeois Gentilhomme (février 1905) :








Puis le Malade imaginaire (février 1906) :