Le Grangier (historique)

Au n° 14 de la rue du Château, face au célèbre immeuble-pagode de Louis Perreau, le cinéma Grangier ouvre en 1917. On l'aperçoit à peine sur ces deux vues : derrière l'Hôtel des Postes, et à gauche de l'immeuble d'angle. Sur la seconde carte, on lit une partie de son enseigne : (CI)NEMA.





Sa façade est renovée en 1939 et restaurée en 1972. On la voit bien sur cette carte des années 1990. Comme d'autres cinémas de la ville (Paris, Star), il se fait classer X en 1976 pour tenter de survivre à la baisse de fréquentation. Et il y parvient : le Grangier reste d'ailleurs longtemps le dernier porno de Dijon.


Il finit par fermer en 2000. Et puis tout est détruit en 2001, y compris sa façade qui pourtant devait être conservée.


Depuis 2003, c'est une librairie qui occupe la place.

L'ABC (historique)

Deux ans avant le Star qui a le même propriétaire, le cinéma ABC ouvre en mai 1937 aux 5-7 de la rue du Chapeau-Rouge (à l'emplacement d'un libraire).



Dans cette salle a lieu en 1938 la première projection à Dijon d'un long métrage d'animation : c'est Blanche Neige et les Sept Nains de Walt Disney (1937)



Sa façade est rénovée en 1971 et l'espace de sa salle unique est transformé en cinq nouvelles salles. Le cinéma oriente désormais sa programmation en direction des enfants. Mais le 14 juin 2011, c'est sa dernière séance avant fermeture définitive.

Le Star (historique)

L'histoire de ce cinéma ressemble beaucoup à celle du Paris. En 1939, cette petite salle ouvre au n° 22 de la rue du Bourg.


Pour essayer de survivre, il est classé X dans les années 70. Sa façade est parfaitement visible sur cette photo prise en 1980.


Il finit par fermer et c'est la FNAC qui prend la place en 1984.

Le Paris (historique)

Peu de Dijonnais se souviennent qu'en haut de la rue de la Liberté, à l'emplacement de l'actuel magasin Eram, se trouvait un petit cinéma.


Le Paris ouvre en 1938, à la place d'un restaurant, avec une salle de 300 places.


Sur cette photo prise pendant l'Occupation, un véhicule de l'armée allemande passe juste devant.


Sur cette photo des années 60, on l'aperçoit tout à droite.


Comme beaucoup de salles qui essaient de survivre à l'époque de la télévision et de l'automobile triomphantes, le Paris devient cinéma d'Art et Essai en 1968, puis se fait classer X en 1976. Il finit par fermer en 1979.

Le Pathé (historique)

Le Pathé est inauguré le 28 avril 1910 à l'angle de la rue des Perrières et de la rue Guillaume Tell. Quatre ans avant l'ouverture du Darcy, il s'agit de la première salle fermée de cinéma que reçoit la ville.


En 1921, le Pathé devient les Variétés. Et les Variétés ferment en 1930.


En 1956, tout est démoli. Au rez-de-chaussée du nouvel immeuble on trouve une station essence, puis une agence de location de voitures.

La Grande Taverne (historique)

D'abord, autour de 1900, devant l'hôtel du Casino et la brasserie Alsacienne, des projections de cinématographe ont lieu en plein air.


Sur cette carte, on voit devant la brasserie un grand cadre sur lequel était déroulé l'écran de cinéma.
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En 1905, ces établissements sont repris et deviennent l'hôtel Terminus et la Grande Taverne.




La grande salle du music hall du Casino est modernisée ; elle se spécialise progressivement en salle de cinéma.


En 1931 a lieu un événement : c'est dans cette salle qu'est projeté pour la première fois à Dijon un film parlant, le Chanteur de Jazz. Tourné en 1927 pour la Warner, c'est d'ailleurs le premier film parlant de l'histoire du cinéma.



En 1954, la salle est remaniée et reçoit une entrée séparée : sur ces trois cartes, on la voit bien à l'angle, à droite de l'entrée du bar Terminus.





L'UGC reprend la Grande Taverne en 1972 et aménage l'espace unique en cinq salles en 1976. Et puis, après avoir été revendu deux fois dans les années 1980, le cinéma ferme définitivement en 2002.

L'Olympia (historique)

Le théâtre de l'Olympia ouvre en 1919. Dans cette belle salle avec parterre et deux balcons sont donnés différents spectacles et des projections cinématographiques.


Son entrée se trouve d'abord du côté de la rue des Perrières, puis du côté de la rue de la Gare (= av. du maréchal Foch). Sur cette carte des années 20, on devine son emplacement, au 16, entre la Grande Taverne et l'hôtel du Jura (au pied du grand mur qui affiche son nom).


Sur cette carte, on aperçoit sa façade avec sa porte caractéristique.


Cette carte de la même époque est la seule qui offre de l'Olympia une vue claire et directe.


Après la guerre, c'est le célèbre acteur Thomy Bourdelle qui dirige l'Olympia.




En 1967, l'Olympia est repris par Gaumont. Sur cette carte de l'hôtel du Jura, on aperçoit à gauche une partie de sa façade modernisée et les deux dernières lettres de son nouveau nom.


Entre 1970, le Gaumont s'équipe d'une seconde salle. En 1977, il est transformé pour offrir cinq salles, puis une sixième en 1991.


En 2002, Gaumont se retire et l'Olympia retrouve son nom originel. En 2007, nouvelle métamorphose : l'Olympia et la Grande Taverne fusionnent pour donner naissance à un multiplexe de 10 salles rénovées.