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30 janv. 1906 : inventaire des Eglises

La loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat est adoptée le 9 décembre 1905. Comme l'article 3 prévoit que les établissements religieux restent propriété de l'Etat, des inventaires des biens mobiliers et immobiliers de l'Eglise doivent être dressés partout en France.



A Dijon, ces inventaires se déroulent du 30 janvier au 6 février 1906. L'Humanité relate très sobrement ces événements, sans "conspuer la calotte" :





En revanche, les articles des journaux catholiques témoignent d'un climat plus violent, relatent beaucoup de provocations et d'affrontements (on appréciera les "Apaches" chantant la Carmagnole, ou la gifle reçue par le maire socialiste !) :










Avec Reims, Dijon est la ville où l'inventaire des Eglises a été le mieux couvert par les cartes postales. Elles nous montrent en situation les nombreux gendarmes à cheval, policiers en civil, officiels (dont le maire Henri Barabant), manifestants et journalistes.

On les trouve devant Notre-Dame :




Derrière l'Hôtel de Ville, autour du square des Ducs :






Enfin, autour de Saint-Michel :





Autour de Saint-Michel : la place E. Quinet et la rue Buffon




Saint-Michel











On pourrait passer un temps infini à contempler cette sortie de messe, dont l'animation et la composition sont exceptionnelles.

Très touchantes aussi, ces petites filles dans leurs beaux habits du dimanche...

La Place du Théâtre (vers Saint-Michel)

Contre la nef de l'église Saint-Etienne, côté pair de la rue Vaillant, on trouve d'abord au XIXème siècle un petit immeuble à un étage. Il héberge différents commerces au rez-de-chaussée (on lit boucherie et parfumerie sur les photos anciennes) :


En 1896-1899, lorsque la Bourse de Commerce est transférée dans l'église, les lieux sont rénovés et le petit immeuble démoli. A la place, un restaurant ("la Poularde") s'installe dans une structure plus légère, sans étage et couverte par une toiture métallique Art nouveau :
















Entre les deux guerres apparaît le "Café de la Bourse" :



Après 1945, un nouveau café-restaurant s'installe, "Chez Charles" :


En 1959, la structure est finalement démolie :