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1er mai 1906 : les 8 heures

En sept. 1904, le 8e congrès de la CGT décide que le 1er mai 1906 sera une journée de revendication nationale pour obtenir la journée de 8 heures de travail.


Le mardi 1er mai 1906 (jour non férié à cette époque), les ouvriers se mettent en grève et défilent donc pour les 8 heures. Dans toute la France, les affrontements avec la police et l'armée sont violents (deux morts à Paris). A Dijon, un gendarme est blessé et un syndicaliste lyonnais est arrêté.






Les cartes postales qui témoignent de cette journée sont assez rares. On voit que le défilé ("500 syndicalistes et anarchistes") est parti de la place du Peuple, vers la rue Févret, est passé par la rue d'Auxonne, la place du 30 Octobre, le quartier des Casernes, pour aboutir place du Théâtre devant la Bourse du travail.









Volontairement, le défilé passe devant quelques usines dont les ouvriers n'ont pas pu ou voulu chomer, comme Faucillon-Lavergne (rue du Transvaal), Gros Père & Fils (rue d'Auxonne) et Lachèze et Fils (rue J. de Cirey) :


La rue Chabot-Charny : la Caisse d'épargne

Autour de 1900, la plupart des grandes villes s'équipent d'une Caisse d'épargne édifiée dans un même style néo-Renaissance. Celle de Dijon date de 1890.














A titre de comparaison, voici les monuments de Dreux, Vesoul, Lons-le-Saunier, Toulouse et Langres. Beau sujet d'étude...




La Place du Théâtre : le ballet des tramways

La Compagnie des Tramways Electriques de Dijon (TED) inaugure quatre lignes en 1895. Le service est assuré de 7h à 20h par vingt voitures de marque Buire. Le parc est étendu à vingt-deux motrices en 1900.











Le Théâtre municipal














Sur certaines cartes, on peut lire les noms des spectacles à l'affiche. Sur la dernière, c'est par exemple le Faust de Gounod : "Ah, je ris - de me voir si belle - en ce miroir !"











Louis Venot édite vers 1904-1905 cette charmante série de cartes postales où des actrices et danseuses crèvent littéralement des unes de journaux régionaux.