En 1893, le Conseil municipal de Dijon accorde au Comptoir national d'escompte de Paris la location d'espaces dans l'Hôtel de Ville (loyer annuel de 6 000 francs). A l'angle des rues de la Liberté et Porte-aux-Lions, voilà une adresse prestigieuse susceptible de rassurer n'importe quel épargnant !
Autour de 1900, la plupart des grandes villes s'équipent d'une Caisse d'épargne édifiée dans un même style néo-Renaissance. Celle de Dijon date de 1890.
A titre de comparaison, voici les monuments de Dreux, Vesoul, Lons-le-Saunier, Toulouse et Langres. Beau sujet d'étude...
A l'angle gauche, la brasserie de la Concorde (1879), l'une des rares à avoir survécu jusqu'à nos jours (presque toutes les autres ont été remplacées par des banques).
Sur les premières cartes, antérieures à 1911, le Comptoir d'Escompe n'existe pas encore à l'emplacement du Bazar de la Porte Guillaume (à l'angle droit).