14 juillet 1919 : défilé de la Victoire

Après l'Armistice, la première fête nationale est l'occasion de célébrer la victoire et de rendre hommage à "Nos Poilus", ainsi qu'aux infirmières. Le défilé part des Allées du Parc et de la place Président-Wilson, passe par la place d'Armes pour arriver place Darcy.


















Place Darcy, un photographe se poste à la hauteur de la Porte Guillaume pour ne rater aucune formation du défilé :








14 avril 1916 : ouverture du Poilus-Palace

Soldats envoyés sur le front ou qui en reviennent, permissionnaires et blessés : tous ou presque transitent par Dijon. Le 14 avril 1916, deux mois après le début de la bataille de Verdun, l'Office central des secours aux blessés ouvre un foyer du soldat dans la cour de la gare du PLM. Ses bénéficiaires le surnomment affectueusement le "Poilus-Palace" !





Sur ces cartes postales, on aperçoit face à la gare ses quatre bâtiments (peints en blanc). Sur leur façade, on peut lire les différents services qu'ils offrent aux poilus : Salle de repos ; Cantine des militaires de passage ; Repos, consigne et lavabos gratuits ; Lavabos gratuits ; Dépôt de petits colis gratuit.

Octobre 1915 : exposition de trophées

Depuis l'Antiquité romaine, toute victoire militaire est célébrée par l'exposition d'armes prises à l'ennemi. La Grande Guerre n'échappe pas à cette tradition, et d'ailleurs les présentations de trophées ont lieu pendant toute la durée du conflit. Le message est clair : "On les aura !"


A Paris notamment, dans la Cour d'Honneur des Invalides, la foule se presse autour d'impressionnantes lignes de matériel capturé aux Allemands.






En octobre-novembre 1915, soit quinze mois seulement après le début de la guerre, une société d'aide aux blessés organise à Dijon une exposition de trophées. Elle a lieu dans le salon Apollon du Palais des Etats de Bourgogne. Le visiteur, qui est accueilli en haut de l'escalier Gabriel par le mannequin d'un uhlan (!), peut découvrir une collection d'hélices d'aéroplane, d'uniformes et de casques à pointe, de canons de 77, de mortiers de tranchée et d'obus allemands.







27 mai 1911 : funérailles d'un évêque

Le 9 avril 1911, Mgr. Dadolle, qui a été nommé évêque de Dijon en 1906, pose la première pierre de l'église Saint-Paul...





Le 22 du mois suivant, il décède subitement à 54 ans.



Le 27 mai ont lieu des funérailles solennelles et fastueuses. Moins de six ans après la loi de Séparation, le camp catholique trouve là l'occasion de faire une démonstration de force. Le cortège démarre devant la résidence de l'évêque au 26 rue Pasteur :


On le retrouve passant place Darcy :


Un photographe s'est placé au milieu de la rue Mariotte pour prendre une série de vues de ce cortège imposant : maîtrise, clergé, harmonie, (arch-) évêques de Cambrai, Nevers, Autun, Besançon, Lyon, Saint-Claude, Valence, Nice, Agen, ... ainsi que "plus de vingt associations d'anciens militaires, musicales, etc."






Le cortège funèbre arrive enfin à Saint-Bénigne où l'évêque est descendu dans une crypte.